Sebene Radio, la radio afro-urbaine du moment !

Sebene Radio est une radio afro-urbaine, lancée officiellement en 2013 par ses fondateurs Armony, Vicky et Olivia. Il a fallu à notre trio 1 an de travail acharné afin de pouvoir sortir ce projet au grand jour. À la tête de cette structure nous comptons aujourd’hui Armony, Jennifer et Line ; dont Armony jeune étudiant, ambitieux, qui y est depuis la création. Composée de 10 membres, cette équipe compte plusieurs professionnels : programmateurs, journalistes, animateurs, qui contribuent tous au bon fonctionnement de la radio.  

À l’antenne de Sebene radio on retrouve essentiellement trois types de musiques, à sa création la radio proposait du contenu 100% afro mais petit à petit elle s’est diversifiée et propose maintenant des sons urbains (rap), en passant aussi par le zouk. Sur la radio plusieurs programmes sont proposés, il y a notamment le top 10 qui est une sélection des meilleurs sons afro du moment. Pour les amoureux du gospel vous pouvez aussi suivre la radio Be Gospel qui est une extension de Sebene Radio.

La radio propose aussi une partie web avec leur site internet où l’on peut retrouver des articles, on peut également suivre la radio en live grâce à sa chaîne TV, LN TV qui est disponible en France et en Angleterre.

Vous pouvez les suivre via instagram, facebook : sebeneradio et twitter : radiosebene, vous pouvez également télécharger gratuitement sur app store ou play store l’application Sebene Radio.

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par Leslie Nzuzi

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Street Art 2.0, le phénomène « Insta Mirror »

J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec un artiste anonyme, ou plus connu par le pseudonyme « Encoreunestp ». Son nom n’a pas été choisit par hasard, m’explique-t-il, dans Encore|une|stp, il y a le mot « encore », signe que notre homme mystère n’est jamais rassasié, il parle même de never ending story. Son art est assez original, il a fait le choix d’installer des miroirs instagram dans les rues de la capitale, appelé InstaMirror.

Malgré un parcours scolaire assez chaotique, déterminé à entrer en école d’art, il s’est inscrit dans une école d’art en falsifiant ses résultats du baccalauréat ainsi que son diplôme. C’est seulement 8 mois après son insertion dans cette école que sa supercherie a été découverte, il a donc écopé d’une sanction lui interdisant de passer des examens pendant 3 ans. Il a donc été jeté dans la vie professionnelle très tôt, cette aventure lui a cependant permis de confirmer ses talents de graphiste, il a donc décidé d’aller dans cette direction, d’en faire son métier, et est ensuite devenue directeur artistique.

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Depuis 1995 la rue est un véritable terrain de jeu artistique pour lui. Sous couvert de plusieurs pseudonymes, il utilise l’espace urbain et ses différents supports avec diverses techniques artistiques. Depuis 2013, le pseudonyme d’Encoreunestp est son approche la plus contemporaine de ce qu’il peut faire en art. La rue est pour lui le plus grand musée du monde, c’est pour cela qu’il a fait le choix d’exposer ses œuvres dans ce grand musée à ciel ouvert. Son travail artistique tourne essentiellement autour d’addictions, d’excès et il a décidé de se focaliser plus particulièrement sur les réseaux sociaux. En 2013 avec la démocratisation des hashtags, il a tout de suite eu envie de travailler sur ceux-ci. Le #selfie l’a tout de suite intéressé. « En recherchant le bon angle, la bonne lumière, le bon décor, le selfie correspond à notre autoportrait contemporain, faisant écho aux productions photographiques et picturales antérieures » dit-il.

Avec ses insta’mirrors, il cherche à interpeller le public sur le fait que certaines personnes fassent des milliers de kilomètres pour voir un monument et finissent par lui tourner le dos pour se prendre eux en photo avec la bâtisse en toile de fond. En plaçant ses miroirs devant certains monuments, il permet au public de rester face à ce qu’ils sont venus admirer, tout en se prenant en selfie !
Notre homme mystère utilise le réseau social instagram pour pouvoir interpréter un sentiment, une ambiance, un contexte, un instant de vie par une simple photo. Pour lui une photo s’avère beaucoup plus parlante qu’un long texte ou une longue description. Cela correspond en tout point à sa définition de l’art, à savoir le questionnement et l’interprétation. Instagram faisait partie intégrante du point de départ de ses insta’s mirror.

Le choix de l’emplacement de ses œuvres est purement stratégique, il y a deux aspects prit en compte, un premier aspect social-géolocalisation des likes, à se demander quel like pourrait le mieux interpeller le public selon sa localisation. En partant de ce principe, il peut aller coller une œuvre avec le like d’Andy Warhol devant le centre Georges-Pompidou, un Zinédine Zidane devant le Stade de France ou un Jacquie et Michel à Pigalle ! Et un aspect « visibilité« , en ciblant des lieux publics à forte concentration.
Le retour du public a tout de suite été positif. La mise en abyme que notre artiste proposait avec son installation de rues a directement fonctionné. On peut parler d’une forme de street art 2.0 puisque contrairement aux autres œuvres de rue, il est impossible avec ses œuvres d’avoir deux fois la même photo qui circule sur la toile. Chaque « selfiste » faisant partie de son œuvre, ou plutôt NOTRE œuvre car si on considère le selfie comme de l’art, on obtient de l’art dans l’art, une œuvre dans l’œuvre.

Il est possible de se procurer des InstaMirrors’ chez soi, c’est même une manière de soutenir sa création, dit-il. Ses Insta’s minis sont disponibles sur son site (encoreunestp.com), pour les king size, ils sont disponibles sur commande via son adresse mail (encoreunestp@gmail.com). 

Notre artiste à un très grand sens de l’humour, lorsque je lui ai demandé « Dans quel endroit de la capitale pouvons-nous retrouver vos miroirs ? » il m’a répondu « C’est comme les pokemons! faut les chercher! […] », lorsque vous trouverez ses InstaMirrors’ dans les rues de Paris n’hésitez pas à lui envoyer vos selfies, via son compte instagram: encoreunestp, mail (plus haut) ou via le minitel: 3615 code ULLA.

Interview par Leslie Nzuzi

Lamine Babacar : Découverte d’un Art nouveau

J’ai fait il y a de cela quelque temps par le canal d’un ami la découverte de ce jeune homme au nom de Babacar Lamine Ndaw, un jeune dessinateur très talentueux et passionné. Son travail m’a beaucoup plu et intéressé je me suis donc approché de lui et à  mon tour j’ai voulu que vous le découvriez. 

Je m’appelle Babacar Lamine Ndaw, j’ai 19 ans et je suis en ce moment en année sabbatique. Je dessine depuis plus de 10 ans. Je suis passé par diverses techniques du dessin, en commençant par le manga pour ensuite m’orienter vers d’autres domaines histoire de créer un style qui m’est propre. Je ne peux pas dire que j’ai « découvert » ce talent ni qu’il m’est tombé dessus par hasard. J’ai travaillé dur pour arriver là où j’en suis et c’est ce qui fait mon parcours. Même si on m’a souvent dit que j’avais un niveau de dessin au-dessus de la norme quand j’étais plus petit. J’ai aussi été influencé par ma sœur artiste quand je vivais au Sénégal, c’est une des personnes qui sont la cause de tout ça je pense bien. Merci à eux tous d’ailleurs.

Ma vision du monde expliqué avec la même éloquence que dans un livre serait mon message. J’ai créé un personnage, un héros fait à mon image qui s’appelle le « Skyzwalker  » et qui apprends le monde tel qu’il est, et l’explique en pointant du doigt les défauts présents dans notre société. Comme ce dessin que j’avais fais où il rencontrait des gens dans la rue tellement absorbés par leurs téléphones qu’ils ne voyaient pas où ils allaient. J’avais fais une description où j’expliquais comment le héros les voyait et sa déception par rapport à ça. Et ça, justement, c’est mon point de vue qui était dit dans la description. Je fais passer ses aventures (au héros) comme une sorte de voie où il rencontrera les vices de l’humanité, mais il devra aussi faire face aux siens pour devenir un vrai super héros, un peu comme une personne menant sa vie pour atteindre un idéal qu’il s’est fixé. Mon message est là. Dans le partage de ma vision des choses, et de la vie.

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Mon rêve depuis pas si longtemps que ça d’ailleurs, est de vivre de ma passion. J’ai grandi avec des voix autour de moi qui me disait que je ne pourrai pas vivre de ça et j’ai fini, malheureusement par le penser. Mais grâce à un bon nombre de personnes qui ont su me redonner espoir, confiance en moi et en mes capacités, j’ai pu me mettre ce rêve comme objectif dans ma vie.
Il y’a des gens de mon entourage proche qui ne prêtent pas vraiment attention à ce que je fais, où juste un peu. D’autres m’apportent leurs encouragements à leurs manières et d’autres encore qui me supportent un peu plus dans mes démarches en parlant de moi autour d’eux. Il y a vraiment de tout et je ne pourrai pas dire si oui ou non, mes proches me soutiennent dans mon choix de carrière. Il y a vraiment un tout, et les avis sont plutôt bon. Mais ça, ce n’est que mon point de vue. Il se peut qu’il soit tout autre. Malgré tout ça, je reste optimiste sur mon avenir et je fais tout pour qu’il soit positif.

J’essaye de commencer un commerce sur mes dessins, mais dans le milieu d’où je viens, l’art n’est pas vraiment vu comme quelque chose dans lequel on ne mettra ne serait ce que 50 euros. Pour eux, le dessin n’est pas un vrai travail car ils ne voient que le résultat final, ils n’imaginent pas les heures passées à faire les croquis, à dessiner, échouer, recommencer, réfléchir à un dessin qui marquera et fera le bonheur du demandeur, aller chercher ses inspirations etc… Et je trouve que c’est une vraie insulte pour chaque artiste, quand on minimise son travail à cause du fait que les gens ne se mettent pas à sa place.
Malgré le fait que j’ai un bon niveau en dessin, il serait impossible pour moi de donner des cours, car en étant autodidacte, il y a une tonne de chose que je dois apprendre à faire. Et ce qui est marrant c’est qu’on m’a déjà dit que je faisais le faux modeste en disant cela. Mais encore une fois, le travail qui est à faire derrière, n’est pas vu par le grand public.

Pour le futur, inshaAllah, une exposition en collaboration avec un grand ami photographe à moi est en cours de préparation. Il n’y a pas encore de date, mais espérons que tout se passe bien et que je puisse enfin communiquer le lieu et tout ce qui va avec, en priant pour qu’il y ait le plus de monde possible. D’ailleurs je compte sur le web magazine Manenzi pour m’aider.

On peut me contacter sur Instagram au nom du « TheSkyZwalker » et bientôt sur une page Facebook que je dois faire, qui s’appellera « Bab’s Dessinateur« .

Merci du fond du cœur pour cet interview, ce fût un plaisir.

Interview par Leslie Nzuzi

Maya’s Factory, de la Passion à la Profession !

Maya’s Factory est une jeune structure qui, depuis moins d’un an, se développe dans la confection de gâteaux et mignardises sucrées comme salées. Elle propose des prestations pour tous types d’événements : mariages, anniversaires, baby shower, apéros dînatoires etc, avec un service de qualité à prix très abordables.

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En effet, Syntiche Nitu qui est à la tête de cette affaire,  est à la base une jeune femme formée à être dans la gestion immobilière. Passionnée de cuisine et autodidacte en matière de gâteau, c’est seulement après avoir régalé ses proches avec une de ses pâtisseries qu’elle décide de se lancer.

Malgré le peu d’ancienneté dans le métier, elle réalise à ce jour plusieurs prestations qui lui permettent de fidéliser sa mixte clientèle. Son professionnalisme ainsi que sa touche d’originalité dans la décoration de ses gâteaux lui a permis de retrouver l’un de ses  gâteaux dans le clip vidéo Le Maître de Brian Phen.

Avant que ceci devienne un business c’est avant tout une passion pour Syntiche, qui aime recevoir et mettre les petits plats dans les grands.

Pour découvrir plus de créations ou passer vos commandes vous pouvez la contacter sur Facebook : Maya’s Factory ainsi que sur Instagram : mayasfactory et par mail : mayaas.factory@gmail.com.

par Leslie Nzuzi

[Music] Portrait de Braxston, un rappeur prometteur

Braxston de son vrai nom Bradley est un jeune rappeur autodidacte qui est aujourd’hui âgé de 21 ans. Passionné de RAP depuis le bas âge, c’est seulement à l’âge de 14 ans qu’il débute dans le RAP encadré par Riad son mentor qui le fait évoluer dans la discipline.

Évoluant au studio Meltingson de Ste Geneviève des Bois avec son mentor, c’est alors que 3 autres rappeurs au nom de Fizzy, St Crom et Kasos sont arrivés au studio. Ils ont ensuite décidé de se lancer ensemble dans la création d’un groupe de RAP au nom d’Any Waan. Leur premier projet est sortie le 15 juillet 2013 soutenue et produit par le label de Riad 917watts. Le groupe a bien été accueillit et a reçu plusieurs dates de festivals afin de pouvoir prester.

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Toujours membre au sein du groupe Any Waan il décide cependant de se lancer dans une carrière solo. L’originalité de ses textes ainsi que son ambition lui ont d’ailleurs permis de pouvoir faire partie du label indépendant MDC Empire, car repéré par les fondateurs. 

Il a composé deux morceaux avec ce label dont « Nkolo ». Après la réalisation du morceau Nkolo et le lancement du clip, ils ont décidé de réaliser par la suite le projet « Préambule » qui verra le jour courant 2017. Mais avant ce sera le projet « Foetus » qui sera diffusé avec deux extraits : « Koumba » avec clip vidéo et « God help me » disponible en téléchargement sur Soundcloud. 

Actuellement en début de carrière le rappeur compte à son effectif 5 titres en solo dont 4 clips vidéo. Avec le groupe Any Waan deux projets ont été réaliser Anyworld dont 2 clips vidéo et Nouvel automne, sans compter les freestyles. Son dernier titre en date est un morceau inédit au nom de #NMI (ennemie) sortie le 8 août 2016, son clip est disponible sur YouTube ici

Une interview vidéo permettant à l’artiste de répondre à toutes vos questions ainsi qu’aux nôtres sera disponible sur notre chaîne YouTube.

Par Leslie Nzuzi

JAWJ Fashion Week : l’émergence des jeunes talents sur les podiums parisiens

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C’est le 12 mars 2016 à 19 heures au 9 rue du Louvre à Paris, que le magazine Manenzi a été convié à un show exceptionnel organisé par l’équipe JAWJ. Cet événement rempli de surprises et de rebondissements, nous a marqué par son originalité, sa diversité aussi bien culturelle qu’artistique mais surtout par son élan de générosité.

En effet la  »JAWJ » qui signifie paix dans un dialecte africain, est un collectif initié par 4 jeunes ayant pour chacun acquis une expérience réussie dans le monde de la mode. Créé par Jonathan Nzinga, Aris Mabiala, Salvia W. et Jemima Lufuakenda, ce groupe de jeunes amis très soudés décide de s’associer et de développer leur propre collectif reposant sur un esprit familial.

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Le projet JAWJ fashion week né de l’initiative audacieuse de Jonathan Nzinga et Aris Mabiala, entraîne le reste de l’équipe dans une folle aventure qui durera 2 mois. L’objectif fondamental étant la promotion des différents types de prestataires existant dans le milieu de la mode, de la beauté et de l’art tout en favorisant la diversité et la mixité artistique sous toutes ces formes.

C’est ainsi que sur le podium de la JAWJ fashion week , des danseurs de vogue et de danse africaine se sont produits sur scène. Des jeunes mannequins formés pour la plupart par l’équipe elle même, ont eu la chance de défiler pour la première fois sublimés par des make-up artists de talents également mis à l’honneur. Des créateurs d’origines et d’inspirations différentes ont eu aussi pu nous faire découvrir leur univers.

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Le milieu de la mode étant très sélect, le projet JAWJ fashion week à but non lucratif s’impose pour ces jeunes de talent comme une plateforme offrant une véritable opportunité de visibilité sur la scène parisienne. Une belle initiative qui tend à se développer d’avantage dans les années à venir.

Photos : Manenzi
Interviews par Leslie Nzuzi
Rédaction par Chloé Nzuzi