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Les métiers dans le BTP : guide de quelqu’un qui a grandi sur les chantiers

Darya Tehrani 6 juillet 2026 14 min de lecture
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J’ai passé une bonne partie de mon enfance à observer les équipes de mon père travailler. Des maçons, des charpentiers, des conducteurs de travaux qui parlaient en farsi, en arabe ou en anglais selon les chantiers, et qui construisaient ensemble des bâtiments entiers avec une précision qui me fascinait.

Puis j’ai passé sept ans dans des agences et des entreprises de gros œuvre en France, à comprendre de l’intérieur ce que ces métiers dans le BTP représentent vraiment, comment ils s’articulent, qui fait quoi, et pourquoi certains profils sont si recherchés en 2026. Ce guide est le plus complet que je puisse écrire sur le sujet.

Nombre de métiersPlus de 35 métiers répertoriés, répartis en gros œuvre, second œuvre, encadrement et bureau d’études
Niveau d’entréeDu CAP au bac+5, avec des parcours en alternance très accessibles
Salaire moyen2 600 € bruts par mois en moyenne, avec des écarts importants selon le poste
Postes les mieux rémunérésDirecteur de travaux, ingénieur études de prix, BIM manager, conducteur de travaux confirmé
Secteur en tensionRénovation énergétique, numérique et BIM : recrutements actifs et salaires en hausse
Reconversion possibleOui, beaucoup de formations courtes et d’alternances à tout âge

Les métiers dans le BTP : deux grandes familles

Avant de rentrer dans le détail de chaque métier, il faut comprendre comment le secteur s’organise. Le BTP se divise en deux grandes branches : le bâtiment, qui concerne la construction et la rénovation d’édifices (logements, bureaux, équipements publics), et les travaux publics, qui couvrent les infrastructures (routes, ponts, tunnels, réseaux).

À l’intérieur du bâtiment, on distingue deux étapes fondamentales : le gros œuvre, qui construit la structure d’un bâtiment (fondations, murs porteurs, dalles, toiture), et le second œuvre, qui aménage et équipe l’intérieur (électricité, plomberie, menuiserie, peinture, isolation). Ces deux étapes mobilisent des corps de métier très différents qui travaillent en séquence sur chaque chantier.

Je me souviens de mon premier vrai chantier suivi en France, une résidence de standing à Lyon où j’avais rejoint une entreprise de gros œuvre pour un stage long. Ce qui m’avait frappée, c’est à quel point chaque corps de métier arrivait exactement au bon moment, dans le bon ordre, avec ses propres outils, son propre vocabulaire, ses propres règles. Un maçon ne faisait pas le travail du coffreur, un électricien ne posait pas les gaines avant que le plâtrier ait terminé. C’est une chorégraphie très précise, et comprendre qui fait quoi dans cette chorégraphie, c’est ce que je vais t’expliquer.

métiers dans le btp manenzi
Image générée par une IA – MANENZI

Tour complet des métiers dans le BTP

Les métiers du gros œuvre

Le maçon est souvent le premier à intervenir sur un chantier. Il construit les murs porteurs, pose les parpaings, les briques et les blocs, prépare les fondations et réalise les dalles. C’est un métier physique, exposé aux intempéries, mais qui offre une vraie satisfaction de voir sortir de terre quelque chose de solide. Formation : CAP Maçonnerie ou Bac Pro Technicien du bâtiment. Salaire en 2026 : entre 1 800 et 2 500 € bruts selon l’expérience.

Le coffreur-bancheur fabrique et pose les coffrages (les moules en bois ou métal dans lesquels on coule le béton) et les banches (coffrages métalliques pour les voiles). Il travaille en étroite collaboration avec le bétonniste. Formation : CAP ou Bac Pro. Salaire : autour de 2 000 à 2 600 € bruts.

Le constructeur en béton armé réalise les ouvrages en béton coulé dans des coffrages, en intégrant les armatures métalliques (ferraillage). C’est lui qui donne leur solidité aux structures des bâtiments modernes. Formation : CAP ou Bac Pro. Salaire : 1 900 à 2 500 € bruts.

Le charpentier bois conçoit et assemble les structures bois d’un bâtiment : charpentes de toitures, ossatures bois, escaliers, planchers. Un métier en plein essor avec la montée en puissance de la construction bois et des matériaux biosourcés. Formation : CAP Charpente ou Bac Pro. Salaire : 2 000 à 3 000 € bruts selon spécialisation.

Le charpentier métallique réalise des structures en acier pour les bâtiments industriels, les passerelles, les structures porteuses de grands équipements. Il soude, assemble, installe des éléments préfabriqués en atelier ou directement sur chantier. Formation : CAP ou Bac Pro Structures métalliques. Salaire : 2 000 à 2 800 € bruts.

Le couvreur-zingueur pose et entretient les couvertures de toitures : tuiles, ardoises, bacs acier, zinc. Il assure l’étanchéité du bâtiment et la gestion des évacuations d’eau. Formation : CAP Couverture. Salaire : 1 900 à 2 600 € bruts.

L’étancheur applique des revêtements imperméabilisants sur les toitures-terrasses, les parkings souterrains, les murs enterrés. Un métier clé pour la longévité des bâtiments. Formation : CAP Étanchéité. Salaire : 1 900 à 2 500 € bruts.

Le terrassier prépare les sols avant les travaux de fondation : il creuse, nivelle, évacue les terres, installe les réseaux en tranchées. Il conduit souvent des engins de chantier. Formation : CAPA ou Bac Pro. Salaire : 1 800 à 2 400 € bruts.

Le conducteur d’engins de chantier pilote les pelles mécaniques, les bulldozers, les chargeuses, les grues mobiles. Il intervient aussi bien en terrassement qu’en démolition ou en manutention de matériaux lourds. Formation : CACES (certificats d’aptitude à la conduite) obligatoires. Salaire : 2 000 à 2 800 € bruts.

Le grutier manœuvre les grues à tour pour déplacer et positionner les charges lourdes sur les grands chantiers. Un poste très spécialisé qui demande sang-froid et précision. Formation : CACES R487. Salaire : 2 200 à 3 000 € bruts.

Les métiers du second œuvre

L’électricien du bâtiment installe et raccorde les réseaux électriques d’un bâtiment : câblage, tableaux électriques, prises, éclairage, systèmes de sécurité. Il intervient aussi bien dans le neuf que dans la rénovation. Formation : CAP ELEEC ou Bac Pro MELEC. Salaire : 1 900 à 2 700 € bruts.

métiers dans le btp : électricien
Photo by Toolmash Expo

Le plombier-chauffagiste installe les réseaux de tuyauterie pour l’eau froide, l’eau chaude, les évacuations, le gaz, et les systèmes de chauffage (chaudières, planchers chauffants, radiateurs). Avec la transition énergétique, ce métier évolue rapidement vers les pompes à chaleur et les systèmes géothermiques. Formation : CAP Plomberie ou Bac Pro TISEC. Salaire : 1 900 à 2 800 € bruts.

L’installateur thermique se spécialise dans les systèmes de chauffage, de climatisation et de ventilation. Il installe les pompes à chaleur, les chaudières à condensation, les systèmes de récupération de chaleur. Un profil très recherché en 2026 avec la montée en puissance de la rénovation énergétique. Formation : Bac Pro TISEC ou BTS. Salaire : 2 000 à 3 000 € bruts.

Le menuisier fabricant conçoit et fabrique les éléments de menuiserie : portes, fenêtres, volets, escaliers, placards. Il travaille en atelier et livre ses produits sur chantier. Formation : CAP ou Bac Pro Menuiserie. Salaire : 1 900 à 2 600 € bruts.

Le menuisier installateur pose les menuiseries fabriquées par son homologue : fenêtres, portes, parquets, cloisons, agencements. Avec la réglementation thermique, la pose de menuiseries performantes est un segment en forte croissance. Formation : CAP ou Bac Pro. Salaire : 1 900 à 2 500 € bruts.

Le plâtrier-plaquiste pose les cloisons en plaques de plâtre, les faux plafonds, réalise les enduits de finition et les doublages d’isolation intérieure. Un métier central dans les chantiers de rénovation. Formation : CAP Plâtrerie ou Bac Pro. Salaire : 1 900 à 2 500 € bruts.

Le peintre en bâtiment réalise les travaux de peinture intérieure et extérieure, pose les revêtements muraux, les sols souples, les enduits décoratifs. Formation : CAP Peinture ou Bac Pro. Salaire : 1 800 à 2 400 € bruts.

Le carreleur-mosaïste pose les carrelages, faïences, mosaïques sur les sols et les murs. Un métier qui allie technique et sens artistique, surtout dans les projets haut de gamme. Formation : CAP Carrelage ou Bac Pro. Salaire : 1 900 à 2 600 € bruts.

Le façadier-enduiseur prépare et applique les enduits extérieurs sur les façades : isolation thermique par l’extérieur (ITE), ravalement, finitions décoratives. C’est l’un des métiers les plus porteurs avec la vague de rénovation énergétique. Formation : CAP ou Bac Pro. Salaire : 1 900 à 2 600 € bruts.

Le serrurier-métallier fabrique et pose les ouvrages métalliques : garde-corps, grilles, portails, escaliers métalliques, structures d’habillage. Formation : CAP ou Bac Pro Métallerie. Salaire : 1 900 à 2 600 € bruts.

Le solier-moquettiste pose les revêtements de sol souples : moquettes, linoléums, dalles vinyle, parquets flottants. Formation : CAP Solier. Salaire : 1 800 à 2 400 € bruts.

L’acousticien étudie et traite l’isolation phonique des bâtiments. Il intervient en bureau d’études pour concevoir des solutions acoustiques, ou sur chantier pour superviser leur mise en œuvre. Formation : BTS ou Licence. Salaire : 2 500 à 4 000 € bruts.

Le domoticien installe et programme les systèmes de gestion technique du bâtiment : automatisation de l’éclairage, des volets, du chauffage, de la sécurité. Un profil en forte demande avec la montée du smart building. Formation : BTS Électrotechnique ou Domotique. Salaire : 2 200 à 3 500 € bruts.

À LIRE AUSSI : Système domotique : ce qu’il faut savoir avant de se lancer

Le pisciniste conçoit, installe et entretient les piscines résidentielles et collectives. Un métier qui touche à la plomberie, à l’électricité, à la maçonnerie et à la chimie de l’eau. Formation : CAP Métiers de la piscine ou Bac Pro. Salaire : 1 900 à 2 800 € bruts.

Les métiers des travaux publics

Le canalisateur pose les réseaux enterrés : canalisations d’eau potable, d’assainissement, de gaz, de chaleur urbaine. Il ouvre les tranchées, pose les tuyaux, les raccorde et remet la chaussée en état. Formation : CAP ou Bac Pro Canalisation. Salaire : 1 900 à 2 600 € bruts.

Le géotechnicien analyse la nature des sols avant les travaux de fondation ou les grands chantiers d’infrastructures. Il réalise des sondages, des essais en laboratoire, et produit des rapports qui guident les choix de construction. Formation : BTS Géotechnique ou Licence Géologie. Salaire : 2 500 à 4 000 € bruts.

Le géomètre-topographe mesure et délimite les terrains, réalise les plans de masse, les relevés de bornage et les implantations de chantier. Un métier très précis, à mi-chemin entre l’ingénierie et le droit foncier. Formation : BTS Géomètre-Topographe ou ESGT (école spécialisée). Salaire : 2 400 à 4 500 € bruts.

Le cordiste est un technicien qui travaille en hauteur grâce à des techniques de corde : il accède à des zones inaccessibles autrement (façades, ouvrages d’art, pylônes) pour effectuer des travaux de maintenance, d’inspection ou de réparation. Formation : CATEC (formation spécialisée). Salaire : 2 500 à 3 500 € bruts.

Les métiers de l’encadrement et de la conduite de travaux

Le chef d’équipe encadre un groupe d’ouvriers d’un même corps de métier sur le chantier. Il organise le travail quotidien, vérifie la qualité d’exécution et fait le lien entre les ouvriers et le chef de chantier. Formation : Bac Pro ou expérience terrain confirmée. Salaire : 2 400 à 3 200 € bruts.

Le chef de chantier dirige l’ensemble des opérations sur site : il coordonne les différentes équipes, gère les approvisionnements en matériaux, veille au respect des délais et des normes de sécurité. C’est une figure centrale du chantier. Formation : Bac Pro + expérience, ou BTS. Salaire : 3 000 à 5 500 € bruts.

Le conducteur de travaux pilote plusieurs chantiers en parallèle depuis le bureau et sur le terrain. Il prépare les chantiers, gère les budgets, coordonne les sous-traitants, assure la relation client et vérifie la conformité de l’exécution. Formation : BTS Bâtiment, DUT Génie Civil ou Licence Pro. Salaire en 2026 : 4 000 à 6 000 € bruts selon ancienneté.

Le directeur de travaux est le responsable de l’ensemble de la production d’une entreprise de construction sur un territoire. Il encadre plusieurs conducteurs de travaux, décide des priorités stratégiques, gère les relations avec les maîtres d’ouvrage importants. C’est le poste le mieux rémunéré du terrain en 2026 : entre 6 500 et 9 000 € bruts par mois.

Le coordinateur SPS (Sécurité et Protection de la Santé) est chargé de prévenir les risques liés à la coactivité des entreprises sur un chantier. Son rôle est légalement obligatoire sur les chantiers importants. Formation : formation spécialisée CSPS + expérience BTP. Salaire : 3 000 à 4 500 € bruts.

Les métiers du bureau d’études et de la conception

L’architecte conçoit les bâtiments, définit leur aspect, leur organisation spatiale et leur relation avec l’environnement. Il assure la maîtrise d’œuvre depuis le dessin jusqu’à la réception des travaux. Formation : DPLG ou HMONP (bac+6 minimum). Salaire : très variable, de 2 500 à 6 000 € bruts et au-delà en libéral.

métiers dans le btp : architecte
Photo by Daniel McCullough

Le dessinateur-projeteur réalise les plans techniques des bâtiments et des ouvrages à partir des indications des ingénieurs ou des architectes. Il maîtrise les logiciels de CAO/DAO (AutoCAD, Revit, etc.). Formation : BTS Dessinateur du bâtiment ou BTS SN. Salaire : 2 200 à 3 500 € bruts.

L’ingénieur structure calcule et dimensionne les éléments porteurs d’un bâtiment : poutres, dalles, fondations, voiles. Il garantit la stabilité et la solidité de l’ouvrage. Formation : école d’ingénieurs spécialisée (INSA, ESTP, etc.) ou Master Génie Civil. Salaire : 3 500 à 6 000 € bruts.

L’ingénieur fluides conçoit les réseaux techniques d’un bâtiment : chauffage, climatisation, ventilation, plomberie, sprinklers. Il produit les schémas, les notes de calcul et les cahiers des charges pour les entreprises. Formation : école d’ingénieurs ou Master. Salaire : 3 000 à 5 500 € bruts.

L’économiste de la construction évalue les coûts d’un projet à chaque phase : esquisse, avant-projet, projet, réalisation. Il rédige les descriptifs et les pièces financières des appels d’offres. Formation : BTS Études et économie de la construction ou BUT Génie Civil. Salaire : 2 500 à 4 500 € bruts.

Le métreur quantifie les travaux à partir des plans : il calcule les surfaces, les volumes, les longueurs pour établir les devis et les situations de travaux. Formation : BTS Études de prix ou BUT. Salaire : 2 200 à 3 500 € bruts.

Le maître d’œuvre est responsable de la direction technique d’un chantier pour le compte du maître d’ouvrage. Il coordonne tous les intervenants, vérifie la conformité des travaux et lève les réserves à la réception. Formation : Bac+2 à Bac+5 selon les missions. Salaire : 2 800 à 5 000 € bruts.

L’assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO) conseille le client (maître d’ouvrage) tout au long de son projet : il l’aide à définir son programme, à choisir ses intervenants, à contrôler l’avancement et les coûts. Formation : BTS ou Master selon le niveau de mission. Salaire : 2 500 à 5 000 € bruts.

Le géomètre expert a une mission plus étendue que le topographe : il établit les plans de bornage avec force légale, intervient dans les expertises foncières, les divisions de propriété et les litiges. Formation : Diplôme de géomètre expert (bac+5) et inscription à l’ordre. Salaire : 3 000 à 6 000 € bruts.

Les métiers émergents et d’avenir

Le BIM manager (Building Information Modeling) est sans doute le métier le plus en vogue du BTP en 2026. Il coordonne la maquette numérique 3D d’un projet, garantit la cohérence entre toutes les disciplines (structure, fluides, architecture), gère les échanges de données entre les acteurs et optimise le processus de construction. C’est un poste hybride, à mi-chemin entre l’ingénierie et le management de projet numérique. Salaire : entre 42 000 et 65 000 € bruts annuels selon l’expérience, avec des consultants indépendants qui facturent entre 400 et 700 € HT par jour.

Le coordinateur rénovation énergétique pilote les projets de réhabilitation thermique : il réalise les audits, sélectionne les entreprises RGE, coordonne les travaux d’isolation, de remplacement des systèmes de chauffage et de ventilation, et gère les dossiers d’aides financières (MaPrimeRénov’, CEE). Un profil extrêmement recherché en 2026, avec des salaires en hausse de 10 % par rapport à la moyenne du secteur.

Le conseiller en rénovation énergétique accompagne les particuliers et les copropriétés dans leur démarche : audit énergétique, conseil sur les travaux prioritaires, orientation vers les aides. Accessible depuis plusieurs formations courtes. Salaire : 2 500 à 3 800 € bruts.

Le technicien en isolation thermique pose les matériaux isolants (laine de roche, ouate de cellulose, liège, chanvre) en isolation par l’intérieur ou par l’extérieur. Formation : CAP ou Bac Pro avec certification RGE. Salaire : 2 000 à 2 800 € bruts.

Le droniste BTP utilise les drones pour les relevés topographiques, le suivi de chantier, l’inspection des structures en hauteur et la modélisation 3D des sites. Formation : brevet de pilote de drone (télépilote) et formation BTP. Salaire : 2 500 à 4 000 € bruts.

L’immoticien installe et programme les systèmes de gestion technique centralisée (GTC) des bâtiments : automatisation complète des équipements, supervision à distance, optimisation des consommations énergétiques. Formation : BTS ou Licence Pro spécialisée. Salaire : 2 500 à 4 000 € bruts.

Le géomaticien gère les données géographiques et cartographiques dans les projets d’infrastructures et d’urbanisme. Il produit des cartes, des modèles numériques de terrain et des analyses spatiales. Formation : BTS ou Master Géomatique. Salaire : 2 500 à 4 500 € bruts.

Le chef de projet rénovation énergétique supervise des chantiers complets de réhabilitation thermique : il gère les budgets, coordonne les corps de métier, suit les indicateurs de performance énergétique. Formation : Bac+3 à Bac+5 avec spécialisation énergie. Salaire : 3 500 à 5 500 € bruts.

Mon père Farhad a passé quarante ans à embaucher, former et faire évoluer des centaines de personnes sur ses chantiers. Il avait cette façon simple de voir les choses, et quand on lui demandait quel métier choisir dans le BTP, il répondait toujours la même chose : « Choisis celui où tu n’as pas envie de rentrer chez toi le soir. Les autres, tu les feras sans jamais vraiment les faire. »

Darya Tehrani
Darya Tehrani
Iranienne de naissance, j'ai grandi entre Dubaï et Riyad au rythme des chantiers de mon père, promoteur immobilier sur la péninsule arabique. L'immobilier, je l'ai respiré avant même de savoir ce que le mot voulait dire. À 30 ans, je tombe amoureuse de la France, j'apprends le français en trois ans de cours intensifs et je plonge dans le système immobilier français pendant 7 ans, entre agences et entreprises de gros œuvre. Aujourd'hui je gère des biens en Europe et dans les pays du Golfe, et j'écris pour que personne ne se sente perdu face à ce monde qui peut sembler si compliqué.